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About Eddie Bell

Eddie Bell’s French Sojourn

A Pictorial Journey

In March of 2003, I traveled to Paris, then to Clermont-Ferrand and back again to Paris for a two and a half week stay in France reading my poetry and lecturing to French university and high school students. And for sure I spent as much time as possible touring and enjoying French hospitality and culture, which, of course, included many sumptuous meals and generous samplings of good wine.

The pictorial essay captures some of the many remarkable moments of this extraordinary adventure. The people depicted in the photographs are the students, faculty and friends whom I interacted with during my stay.

I am indebted to my official hosts (I thankfully had several unofficial hosts), Marie Laure-Legroux, Khadidja Dali-Ahmed and Vincent Broqua; and to the Garrison Art Center, New York Foundation for the Arts, N.Y.S. Council on the Arts, Lycee Fenelon, Universite Blaise Pascal, Double Change (New York and Paris), French Ministry of Culture and the Michelon School for making my trip possible.

A special “Thank you” to all of the translators of my poems and to the student readers that performed with me in the classroom and at public venues. Hearing and seeing my poems in the French language was delightful and reassuring.

The English version of La mere de Michael, "Michael's Mother," first appeared in Capt’s Dreaming Chair published by CRS Outloudbooks in September 2000. The translation was accomplished by French university students, Lucie Chietien and Charlotte Valdaut, both studying in Clermont-Ferrand, France. It was read publicly in a joint English/French reading performance held in the 'Old City' of Clermont-Ferrand by Regine Panot.

La mère de Michael

La mère de Michael

La douleur vous tord les tripes
Quand vous perdez un homme-enfant,
Quand il meurt comme une bourrasque de mars,
Passe dans une rafale,
Puis le calme.
Elle vous pourrit l’esprit,
Jusqu’à ce que vous ne puissiez que pleurer…
Oh, Seigneur!
Oh, Seigneur!
Oh, Seigneur!

Il semble qu’une mère ne devrait pas
Avoir à enterrer son enfant.
Ce n’est pas naturel.
La Ce n’est pas prévu !
Il semble qu’
Il devrait vivre et vieillir,
Etre là quand on part.
Il semble qu’il devrait
répondre quand on appelle son nom ;
comme avant –
Oui Maman
Viens ici mon petit et laisse
Maman arranger ça…
Viens ici mon petit, laisse
Maman peigner ces cheveux crépus.
C’est pas juste Seigneur.
Il était mon seul enfant!
La Mon seul enfant!
Oh, Seigneur!
La Mon seul enfant!
J’ai jamais fait de tort à personne.
Pourquoi ce mal m’est tombé dessus ?

Ce n’est pas possible Seigneur,
Pas possible que ce fardeau soit réel.
ça fait si mal.
Je me sens vieille Seigneur.
Je veux mourir !
Oh Seigneur !
Il était mon seul enfant,
et maintenant il est parti.
Il ne répond plus
Quand je l’appelle
Oh non.
Il était mon monde Seigneur,
Et maintenant il est parti.
Oh Seigneur.
Il était un bon fils,
Et maintenant il est parti.
Tu me l’as pris Seigneur.